LA PSYCHANALYSE,
                 POURQUOI
                            FAIRE ?
 
 
 "Découvrez des extraits du livre en cliquant sur l'image " 
 
"Au lieu de mesurer ce qui est bon pour soi à l'aune de ce qui est bon pour les autres, l'être humain qui s'éveille à sa propre réalité doit procéder en sens contraire pour s'individualiser dans ce qui le rend unique, incomparable et remarquable. C'est peut-être cela le sens d'une psychanalyse."
 
    Quel est l'intérêt de commencer ou proroger une analyse ? La réponse est assez simple : quand on sent que seul nous n'arrivons plus à comprendre ce que nous sommes, ce que nous vivons, ce qui nous arrive car nous percevons que les choses vont de travers et qu'elles nous échappent.
   Nous trouvons alors les limites de nos capacités que nous n'arrivons pas à dépasser et nous nous retrouvons alors dans une impasse, ou bien nous sommes confrontés à des situations répétitives qui nous enferment sans nous laisser la perspective que notre vie peut changer. Le piège, c'est que la plupart du temps nous constatant notre impuissance à changer les choses, nous attendons une intervention extérieure comme la chance ou une personne ou une opportunité qui changera notre vie. Erreur !
   Bien sur, cela peut arriver mais ça ne changera pas le fond du problème car le problème est au fond de vous et vous ne savez pas comment transformer cette chose indéfinissable qui vous pousse à répéter les mêmes comportements parce que vous avez été conditionné à gérer les situations difficiles sur des scénarios qui sont établis depuis longtemps.
   Ces fameux " patterns " sont des points de vue sur l'existence que vous avez déterminé depuis longtemps parce que vous avez décidé que la vie c'était " ça " et qu'il fallait gérer les choses comme " ça ". Mais vous ne savez toujours pas qui est derrière le " ça " et nous y voilà. Vous avez développé un point de vue sur vous-même, les autres et la vie que vous avez du mal à déplacer, à changer. Pourtant, vous pouvez y mettre de la bonne volonté mais cela ne suffit pas à accomplir vos désirs de changement. Vient le temps des frustrations, de l'insatisfaction, des remords car vous sentez que votre vie perd son sens. Vos repères partent en déliquescence car vous ne connaissez pas vos propres limites, vous vous imaginez mais vous ne connaissez pas ce que vous êtes réellement. L'image de vous-même est faussée, tronquée bien que vous puissiez accomplir des choses. Vous savez peut-être faire mais pas forcément " être " en accord avec vous, en harmonie, en paix.
   La psychanalyse c'est prendre le chemin de soi pour transformer ces scénarios qui vous empoisonnent. C'est aussi reprendre son histoire personnelle pour admettre que l'on peut se posséder soi-même sans peur qu'on puisse vous posséder ou vous déposséder, ou posséder l'autre. À travers votre démarche, c'est comprendre votre dimension émotionnelle, affective et intellectuelle pour reconsidérer toutes les parties de vous-même dans une seule dimension: Être celui qu'on est dans la pleine dimension de nôtre Soi, nôtre être, notre plus belle intimité, la seule qui vaille la peine d'être partagée avec la plus grande sincérité.
 
Bienvenue !
 
Jeff Le MAT, Psychanalyste-Comportementaliste, praticien certifié PhD.
Former Member of the World Federation for Mental Health.
Publications de l'American Psychiatric Association DSM6 : https://appi.org/
Institut Douglas Santé Québec - Groupe de recherche du PEPP-Montréal
Adhérent à la Charte du Conseil Mondial de Psychothérapie.
Téléchargez la Charte au format Pdf: WCP Pdf
 
 
Comment faire la différence entre les psy...quelque chose ?
 
* Un psychiatre est obligatoirement Docteur en Médecine ayant choisi comme spécialité la psychiatrie. Il prescrit des médicaments (ce que ne peuvent pas faire les non-médecins) agissant sur le symptôme psychique. Il est aussi à l'écoute de la personne et peut, suivant son choix et son orientation, proposer un travail de psychothérapie. Lors d'une hospitalisation, il est le principal "point de référence" pour le patient et oriente la prise en charge de ce dernier.
* Un psychologue est un(e) professionnel(le) qui a suivi une formation universitaire et, dans de nombreux cas, une formation personnelle (développement personnel sous la forme d'une "analyse" ou d'une psychothérapie). Il accompagne le patient dans l'interrogation que celui-ci a choisi d'entreprendre sur lui-même. Il n'est pas médecin et ne peut prescrire de médicaments. Son travail est donc avant tout un travail d'écoute.
* Un psychanalyste est une personne ayant suivi une psychanalyse (freudienne, lacanienne ou jungienne) et proposant ensuite au patient une méthode de thérapie dite analytique prenant en compte la dimension inconsciente du symptôme. Cette méthode est de plus ou moins longue durée sur le divan (ou face à face). Le psychanalyste est généralement "supervisé" par l'un de ses collègues. Il peut aussi bien être un médecin ou un psychologue (mais pas forcément).
* Un psychothérapeute peut aussi bien être au mieux psychologue clinicien, psychiatre, psychanalyste ou au pire une personne sans aucune formation reconnue. En France il n'y a pas de diplôme officiel de psychothérapeute. N'importe qui peut donc se proclamer psychothérapeute. Actuellement les choses sont en train d'évoluer vers une réglementation du titre de psychothérapeute.
* Et enfin le Gourou à distinguer d'un véritable maître spirituel. Ce faux prophète, sous couvert de spiritualité ou de révélation divine, utilise avec beaucoup de finesse la psychologie humaine pour vous faire prendre des vessies pour des lanternes. Cela implique souvent l'adhésion et une soumission à une pratique physique ou mentale inspirée d'une doctrine. Ceci amène parfois l'individu à se marginaliser pour rejoindre un groupe sectaire où tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil parce que le problème, c'est les autres !
 
Comment faire la différence entre les médicaments du trouble du comportement ?
 
Je vous propose un document édifiant sur la puissance des psychotropes et en l'occurrence sur les Méthamphétamines dont la fameuse Pervitine que l'on donna aux soldats pendant la deuxième guerre mondiale. Pour visionner cette vidéo, cliquez sur PERVITINE .
 
Classification des substances psychotropes en fonction de leur activité sur le système nerveux central (SNC) :
 
Les psycholeptiques ou sédatifs psychiques, ralentissant l'activité du système nerveux, comprennent :
        les neuroleptiques tels que les hypnotiques (barbituriques), qui régulent et contiennent les états psychotiques.
        les thymoleptiques tels que les neuroleptiques, qui régularisent le tonus émotionnel en agissant comme
        dépresseur de l'humeur..
        les régulateurs de l'humeur tels que les sels de lithium, le divalproate de sodium, utilisés dans les cas de bipolarité,
        de cyclothymisme.
        les psycholeptiques divers tels que les tranquillisants (anxiolytiques), les sédatifs classiques (benzodiazépines)
        et les  antiépileptiques.
 
Les psychoanaleptiques ou excitants psychiques, accélérant l'activité du système nerveux, comprennent :
        les nooanaleptiques tels que les stimulants de la vigilance (Méthamphétamines), dont la fameuse Pervitine ou la Benzédrine.
        les thymoanaleptiques antidépresseurs tels que les stimulants de l'humeur (antidépresseurs).
        les stimulants divers tels que le khat, la coca et la caféine.
 
Les psychodysleptiques ou perturbateurs psychiques, perturbant l'activité du système nerveux, comprennent :
        les hallucinogènes (mescaline, peyotl, kétamine, phencyclidine, LSD).
        les stupéfiants (morphine, héroïne, opium).
        l'alcool et les conduites addictives compulsives (Jeu, achats, sex... ).

Ces drogues sont parfois nécessaires pour régulariser nos humeurs et nos comportements. Elles peuvent être utiles un certain temps pour nous désangoisser de la vie, mais elles restent des drogues avec la dépendance qui va avec.
La seule substance qui peut nous faire aimer la vie, c'est la vie elle-même. Réapprendre à aimer la vie, c'est apprendre à s'accepter et à s'aimer tel que nous sommes pour pouvoir évoluer vers une dimension harmonieuse.
 
La Psychanalyse et l'argent.
 
   Au regard de la psychanalyse, l'argent est à la fois objet et signifiant; c'est à dire cadeau ou sacrifice. Le paiement est un acte symbolique aux effets réels et aux investissements imaginaires où le sujet pense se libérer d'une dette, à condition qu'il puisse en partie s'acquitter de ses désirs inconscients.
   L'argent payé au psychanalyste n'est pas la rémunération d'un service ni le témoignage d'un échange. Le psychanalyste ne donne rien ; il permet de mettre en circulation par le transfert, une énergie qui fait remonter l'inconscient au niveau du conscient, et c'est par les prises de conscience successives de ses résistances que le cherchant va développer une image plus objective de lui-même et ainsi progresser.
   Quand le cherchant vient à une séance, il loue l'espace et le temps de sa plus grande intimité. Dans cet espace et ce temps qu'il se donne, il y a un témoin silencieux ou non que notre société moderne nomme un psychanalyste. Par le passé, cette fonction était dévolue aux prêtres par le biais de la confession et de la repentance. Dans les sociétés antiques ou archaïques, le Sage, le gourou ou bien le shaman, agissaient pour calmer les tourments de l'âme. Cela demandait toujours une contrepartie de celui qui venait consulter, en prenant des formes aussi variées qu'un poulet, une somme d'argent ou un acte spirituel. Dans tous les cas, celui qui possédait la connaissance n'était qu'un transmetteur, qu'un intercesseur avec le plus grand que Soi.
   Pourquoi, quand on manque une séance sans prévenir ou sans raison valable, doit-on la payer au psychanalyste. Premièrement, vous vous dévalorisez et le psychanalyste doit vous le signifier par cet acte. Deuxièmement, vous avez peut-être empêché une autre personne d'utiliser l'espace et le temps de son intimité. Et enfin, quand vous louez un court de tennis avec un professeur, vous privez peut-être une autre personne d'utiliser ce court de tennis, et n'allez pas croire que le professeur vous fera cadeau de son temps perdu…
 
   "Le philosophe Sénèque (4 av JC-65 ap JC), précepteur de l'empereur Néron, a écrit un traité qui s'appelle " La Brièveté de la Vie ". Il dit que la chose la plus précieuse que l'on peut offrir à un être humain, c'est son temps, car il contient la somme du savoir faire, de la connaissance de l'être et de la sagesse de l'expérience d'un humain. En cela, il se référait aux Gnostiques Antiques, à ses maîtres, Socrate, Platon et tous les autres à qui nous devons la première sagesse, celle de l'âme".
 
   Enfin, quant on n'a pas d'argent, comment faire pour se faire aider ? Il existe des centres médico psychologiques qui prennent en charge le soutien aux personnes en souffrance. Cela s'avère parfois efficace, en tout cas cela permet d'être écouté. Je ne jugerais pas de l'efficacité de ces centres, mais ils ont leur utilité. Quant aux psychiatres, ils ont leur fonction et bien qu'ils soient en partie remboursés, peu ont aussi une solide formation de psychanalyste.  

Voici le témoignage précieux d'un de mes "cherchants" sur la démarche personnelle d'une psychanalyse :
 
   " Je vois bien que nous vivons dans un monde difficile. Nous surnageons quasiment tous dans nos problèmes, pansant nos plaies et nos blessures, espérant des jours meilleurs. Peu d'entre nous font une vraie démarche pour guérir des problèmes intérieurs. Faiblesse ou déni, péché d'orgueil ou abandon ? La voie d'analyse intérieure n'est ni évidente, ni courue. De tous nos maux, c'est pourtant celui sur lequel nous avons le plus prise. Il ne tient qu'à nous de changer et nous n'avons qu'à décider avec authenticité, cœur et courage pour ouvrir la voie au changement. Depuis mon adolescence, j'avais envie de choisir cette voie alors même que j'en ignorais le sens et les conséquences. Il a fallu une crise dans ma vie pour démarrer le processus. Cela m'a donc été salutaire. Dans mes moments de doute, je ne peux toutefois m'empêcher de me demander s'il n'aurait pas été possible que je démarre ce travail seulement avec mon courage. C'est alors que je mesure bien le chemin parcouru. Mon père m'a élevé et m'a transmis quelques principes moraux. Il a assuré un certain niveau d'éducation. Mais il ne m'a pas préparé à vivre ; il ne m'a pas transmis cette expérience humaine qui remet la peur à sa juste place. L'analyse remet les idées en place, en bonne place sans qu'il y ait de jugement. Elle permet de construire son propre système éthique, à l'abri des jugements. Elle affûte le regard, celui qui introspecte, et celui qui scrute ce qui entoure. Ce faisant, les interrogations émergent. La lutte contre l'absurde gagne du terrain car l'ennemi est désormais plus visible. Mais selon l'échelle de temps considéré, qu'y a-t-il de vraiment absurde ? Qu'est ce qui fait de moi un Homme ? Mes réalisations ? Mes envies de réaliser ? Ma pensée ? Ma connaissance de ce que j'ai déjà pensé ou savoir ce que je suis capable de penser ? Ma conscience de mon être et de ma pensée ? Probablement est-ce un peu tout cela. Difficile de trouver la sérénité dans un travail d'analyse : les questions émergent sans cesse et les réponses se forgent pour chaque instant de la vie. Je n'envie pas ceux qui n'ont pas démarré ce travail mais je constate que les perspectives ne sont pas pour autant plus réjouissantes de l'autre côté du miroir. J'ai ainsi l'impression d'être un exemple. Je suis loin d'être parfait mais chaque jour qui passe m'apporte un peu plus de cette expérience et de ce recul. Ceux qui le souhaitent peuvent ainsi reconnaître leur faille et ensemble il devient possible de communiquer. J'ai alors l'impression de devenir plus humain, d'investir un peu plus mon humanité. La force consiste alors à s'accorder avec l'autre plutôt que le dominer ".

Ce texte est publié avec l'accord de l'auteur, son anonymat étant bien sûr préservé.

 
 
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